Mercredi 9 décembre 2009
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Dès le début des années 1970, les Etats membres de l’ONU ont pris conscience de l’urgence à prendre en charge la préservation de l’environnement au niveau
mondial. À l'occasion du Sommet de Copenhague, retour sur les grandes étapes de la mobilisation internationale pour le climat.
1972 - La Déclaration de Stockholm : les prémices d’une gestion internationale du climat
En 1972, la Conférence des Nations Unies sur l’environnement adopte la Déclaration de Stockholm, qui contient les premiers grands
principes d’une gestion rationnelle de l’environnement compatible avec le développement économique. De cette réunion, découle la création du Programme des Nations Unies pour le Développement
(PNUD), un organisme basé à Nairobi et chargé d’aider les pays en développement dans leur stratégie de croissance.
1988 – La création du GIEC
1988 marque la naissance du Groupe d’Experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC). Créé à l’initiative de l’organisation météorologique mondiale
(OMM) et du programme des Nations Unies pour l’environnement (PNUE), le GIEC a pour objectif d’évaluer les informations scientifiques, techniques et socio-économiques disponibles en rapport avec
la question du changement climatique d’origine humaine. Le GIEC n'a pas de laboratoire ; il se définit plutôt comme un lieu d'expertise visant à synthétiser des travaux menés dans les
laboratoires du monde entier.
1992 - Le Sommet de la Terre : l’émergence de la notion de développement durable
En juin 1992, les représentants des Etats membres se retrouvent à Rio, au Brésil, à l’occasion de la Conférence des Nations Unies sur
l’environnement et le développement, plus communément appelée Sommet de la Terre. Cette conférence comporte trois volets :
- l’élaboration de l’Agenda 21, un plan détaillé d’action mondiale dans tous les domaines du développement durable (financement, aide aux pays en développement, transferts de technologies, océans
et ressources maritimes…).
- la Déclaration de Rio, qui définit les droits et les responsabilités des Etats en matière environnementale.
- la gestion durable des forêts à l’échelle mondiale.
La Déclaration de Rio reconnaît trois grands principes : le principe de précaution, le principe des « responsabilités communes mais
différenciées » (responsabilités partagées par l’ensemble de la communauté internationale mais soutien financier et technique nécessaire aux pays en développement), et le principe du droit au
développement.
À l’issue des négociations, une Convention-cadre des Nations Unies sur les changements climatiques a été rédigée puis progressivement
adoptée par les Etats membres.
1997 - Le Protocole de Kyoto : les premiers objectifs chiffrés
Élaboré en 1997, le Protocole de Kyoto fixe les premiers objectifs chiffrés de réduction des émissions de gaz à effet de serre pour chacun des Etats parties, pour la
période 2008-2012. Les pays de l’OCDE se sont engagés à réduire leurs émissions de 5,2% en moyenne par rapport à leur niveau de 1990. Au-delà de l’énoncé d’engagements chiffrés, le Protocole de
Kyoto prévoit la mise en place de mécanismes de flexibilité, qui passent notamment par l’instauration de permis d’émissions négociables entre pays.
Entré en vigueur en 2005, le Protocole de Kyoto met en exergue les divergences entre pays industrialisés et pays en développement, les
seconds étant exemptés de tout engagement afin que leur développement économique ne soit pas remis en cause. C’est notamment pour cette raison que le Sénat américain n’a jamais souhaité ratifier
le Protocole de Kyoto, malgré la signature du président Bill Clinton.
2007 – Le GIEC reçoit le Prix Nobel de la paix
En 2007, le GIEC reçoit, conjointement avec l’Américain Al Gore, le Prix Nobel de la Paix. Le jury a souhaité saluer « leurs efforts de construction et de diffusion
d’une meilleure connaissance des changements climatiques liés aux activités humaines ».
2007 - Conférence de Bali : en route vers Copenhague
Les pays signataires du Protocole de Kyoto se réunissent dans la capitale indonésienne en décembre 2007. Objectif de la conférence de
Bali : réduire de 25 à 40% les émissions de gaz à effet de serre des pays industrialisés d’ici 2020 par rapport à 1990.
Cette conférence s’achève avec l’adoption de la « feuille de route de Bali » qui met en place un processus de négociation incluant
pays industrialisés et pays en développement. Ce processus doit conduire, d’ici fin 2009, à un accord global sur la lutte contre le changement climatique pour la période s’ouvrant après 2012. La
conférence de Bali illustre les réticences de certains pays, dont les Etats-Unis qui refusent des engagements chiffrés et attendent de plus amples efforts de la part des pays émergents.
Dossier venant de GEO.fr à diffuser largement sur vos blogs
Vous trouverez différents articles sur ce sujet en suivant ce lien :
http://www.geo.fr/dossier-geo/copenhague-negociations-sur-le-climat-et-le-rechauffement-climatique-58054
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